Oui à la déduction pour enfants = justice fiscale et promotion des femmes

12.08.2020 | 09:30

Les parents qui ont une importante charge de travail et un emploi rémunéré bien qualifié sont injustement pénalisés par l'État de trois manières: par l'imposition progressive, par les tarifs élevés des garderies et par le plafond de la déduction des frais de garde d'enfants. Il n'est donc pas surprenant que ces parents soient souvent dissuadés d'accroître encore leur charge de travail. Cela est particulièrement vrai pour les mères ayant une bonne formation et hautement qualifiées. La hausse de la déduction pour enfants répond à ce problème et contribue donc à la promotion des femmes!

Après déduction des impôts élevés et des frais de prise en charge des enfants, qui sont calculés sur la base du revenu imposable, les parents n'ont généralement plus beaucoup de revenus supplémentaires lorsqu'ils augmentent leur temps de travail. Ou pire encore : il peut arriver, en fin de compte, que le budget du ménage soit encore plus restreint qu'auparavant. Avec l'augmentation des déductions pour enfants, les parents qui travaillent tous les deux avec une charge de travail élevée bénéficieront d'une meilleure justice fiscale.

Mieux concilier vie professionnelle et vie familiale

«Ce projet est un premier pas important vers la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale», a déclaré aux médias Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Union suisse des arts et métiers usam. Il lui paraît incompréhensible que la gauche, qui s'est toujours engagée à favoriser cette compatibilité, ait décidé de s'opposer au projet de loi par référendum. Le directeur de l'usam a également rappelé l'importance, pour les PME, des mères de famille bien qualifiées en tant que personnel spécialisé. Les femmes, de leur côté, bénéficient des structures souples et des hiérarchies horizontales des PME. Convaincue du bien-fondé de ce projet propre à promouvoir les femmes et les PME, l'usam s'est donc pleinement engagée à le soutenir.

La conseillère nationale UDC thurgovienne Verena Herzog a indiqué que les instigateurs du référendum prétendaient que le projet de loi est un cadeau fiscal pour les riches. Le fait est, cependant, que près de 60% des familles avec enfants soumises à l'impôt fédéral bénéficieraient d'une augmentation de la déduction pour frais de garde d'enfants. Étant donné, a-t-elle ajouté, que 56% des familles disposent d'un revenu imposable compris entre 50'000 et 149'900 francs, il n'est pas raisonnable de parler de familles riches; il s'agit là d'une fourchette de revenus qui est tout à fait représentative de la classe moyenne.

Pour la conseillère nationale thurgovienne, il est aussi absolument primordial que les parents puissent décider de leur modèle familial sans préjugés, par conviction personnelle. Il ne saurait être question de faire jouer un modèle contre l'autre. Raison pour laquelle la hausse de la déduction générale pour enfants de 6'500 à 10'000 francs est également importante.

Le conseiller national PDC zurichois Philippe Kutter a souligné que la charge financière des familles est en notable augmentation. Il pense notamment aux primes d'assurance-maladie et aux loyers. C'est pourquoi, outre la déduction pour frais de garde d'enfants, plusieurs cantons ont augmenté les déductions forfaitaires pour enfants ou envisagent un tel relèvement. Au niveau fédéral, la déduction pour enfant n'a été adaptée à la progression à froid qu'à partir de 1995. «Il est temps que la Confédération fasse de même», déclare avec conviction le conseiller national zurichois.

Un investissement dans la société

La présidente des Jeunes PDC, Sarah Bünter, a fait observer que le budget 2020 affectait à peine 8 milliards de francs à l'éducation et à la recherche pour l'année 2020 et que, lors de la session d'hiver 2019, les Chambres avaient même été plus généreuses que le Conseil fédéral. Sur les 242 millions de francs de dépenses supplémentaires prévues dans le budget, le Parlement a approuvé un généreux budget additionnel de 101,1 millions pour les écoles polytechniques fédérales, les universités, les hautes écoles spécialisées, la formation professionnelle supérieure et la recherche. La jeune politicienne s'interroge: «Ce sont de gros investissements et qu'en est-il du retour sur investissement? Pouvons-nous vraiment nous permettre de perdre, sur le marché du travail, le personnel spécialisé, bien formé et coûteux que sont les futures mères?».

La conseillère aux États PLR fribourgeoise Johanna Gapany a souligné l'importance d'un certain équilibre entre les générations. C'est la seule façon de renforcer à la fois le régime de retraite et le système de soins de santé. Par conséquent, la fondation d'une famille est à la fois une décision personnelle et la responsabilité des parents. Toutefois, cette décision intéresse également la société dans son ensemble. De ce point de vue, l'encouragement et le soutien aux jeunes parents ne doivent pas être considérés comme une perte fiscale pour l'État, mais clairement comme un investissement dans l'avenir.

Dire OUI au projet de hausse de la déduction pour enfants, c'est dire OUI à la promotion des femmes et à la conciliation de la vie familiale et de la carrière professionnelle!

Renseignements complémentaires

Hans-Ulrich Bigler
Hans-Ulrich Bigler

Directeur de l'Union suisse des arts et métiers usam

T +41 31 380 14 14
M +41 79 285 47 09
Verena Herzog
Verena Herzog

Conseillère nationale UDC/TG

M 079 228 40 43
Philipp Kutter
Philipp Kutter

Conseiller national PDC/ZH

M 078 641 10 31
Johanna Gapany
Johanna Gapany

Conseillère aux États PLR/FR

M 078 718 61 39
Sarah Bünter
Sarah Bünter

Présidente des Jeunes PDC Suisse

M 079 656 81 18

Documents à télécharger

Communiqué de presse «Votation du 27 septembre: oui à la déduction pour enfants = justice fiscale et promotion des femmes»
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Dossier de la conférence de presse du comité interpartis «Oui à l’augmentation des déductions fiscales pour les enfants»
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